free host | free hosting | Web Hosting | Free Website Submission | shopping cart | php hosting

"Belief, and the Will to Win"

Webmaster's Introduction

"de Jure" Map of Portugal

Portuguese Army Map and Olivença Flag

Olivença Timeline

Treaty of Alcanizes/Tratado de Alcanizes

Treaties Galore

War of the Oranges

Forgotten Alentejo-Map of Olivença

Great Britain and Olivença

Gibraltar and Olivença

National Press/Imprensa Nacional

International Media

Opinião Portuguesa

OlivençaNet/GAO

Forum Olivença

Portugal Claims/Reivindica Olivença

1000 Year Overview

Archive Guestbook

Point of View/Ponto de Vista

Questions & Answers

Olivença/Portugal Livre

E-mail-Contact Me

Links/Ligações:


Grupo dos Amigos de Olivença

"Crer e Querer para Vencer"


Forum Olivença

Manifesto Portugal

OlivencaOnline

Informação Olivença

Campanha por Olivença

Imigrantes

FRANÇAIS

LE CONFLIT INTERNATIONAL D'OLIVENÇA

UN TERRITOIRE PORTUGAIS ILLÉGALMENT OCCUPAIT PAR L'ESPAGNE

FRANÇAIS

Courrier International

29/11/2001 - PORTUGAL

Il faut savoir finir une guerre napoléonienne

Depuis deux siècles, le Portugal demande à l'Espagne la restitution de la petite ville frontalière d'Olivenza. Les dernières victimes de ce conflit oublié ? Un pont et quelques nonnes charitables.

Il était une fois une petite ville aux confins du Portugal et de l'Espagne. Située au sud de Badajoz, en pleine Estrémadure, Olivenza l'espagnole aurait rêvé d'un destin aussi tranquille que les oliviers qui l'entourent. C'était compter sans l'Histoire, au moins trois guerres et autant de traités entre les deux pays. Car Olivenza n'a d'espagnol que lez, clament les Portugais. Pour Lisbonne, la ville de 25 000 âmes s'écrit avec un ç ! A la portugaise ! Pas question de reconnaître la souveraineté de l'Espagne sur les 740 km2 de la ville et de sa région. L'histoire de ce conflit frontalier toujours vivace remonte à 1297. Le quotidien portugais "Diário de Notícias" s'applique à en raconter les épisodes à ses lecteurs, à l'occasion du bicentenaire de l'annexion de la ville.

En 1297, donc, aux termes du traité d'Alcanizes, les frontières entre les deux pays ont été tracées une bonne fois pour toutes. Sauf pour Olivença. L'accord donnait bel et bien la ville au Portugal. Mais les Espagnols ont toujours considéré cette attribution comme une annexion. Selon eux, la ville aurait été concédée sous la pression de la régente de Castille de l'époque, María de Molina.

L'Espagne n'a jamais rendu la ville et sa région

Déjà compliquée, l'histoire d'Olivenç(z)a allait rencontrer celle des guerres napoléoniennes. En 1801, l'Espagne occupe Olivença dans une campagne éclair dite "guerre des Oranges". En 1801, le traité de Badajoz reconnaît la souveraineté espagnole. Mais en 1808, le roi du Portugal, João VI, dénonce ledit traité. Pour une raison bien simple : la France et l'Espagne, devenue napoléonienne, ont commencé un an plus tôt le dépeçage à parts égales du Portugal ! Il faudra attendre la chute de l'Empire et le traité de Vienne de 1815 pour que João VI retrouve son trône et que soient reconnus, en théorie, les droits portugais sur Olivença. Depuis, plus rien.

L'Espagne n'a jamais rendu la ville et sa région, arguant que le traité de Badajoz s'appliquait toujours. Le Portugal, impuissant, continue de réclamer la petite enclave, sur la foi du traité de Vienne. Pour asseoir sa conquête, raconte le "Diário de Notícias", l'Espagne n'a pas lésiné sur la coercition : en 1840, Madrid a interdit l'usage du portugais "sous peine de prison" et tous les curés du cru ont été remplacés par de bons prêtres castillans. De plus, la petite région a été judicieusement noyée dans un "district" administratif deux fois plus grand qu'elle.

La résistance portugaise a, au cours des deux siècles écoulés, pris diverses formes. L'occupation d'abord et par deux fois : en 1811 et en 1981. La première fut militaire, la seconde "pacifique" et organisée par le leader social-démocrate, marqué à droite, Pinheiro de Azevedo. Madrid a rétorqué en envoyant sur place un escadron de gardes civils. La protestation officielle enfin, en 1809, 1817, 1903, 1952 et même en 1994. Cette année-là, "le Premier ministre portugais, Durão Barroso, bloquait définitivement la reconstruction du pont d'Olivença, entre les deux rives du fleuve frontalier, le Guadiana, pour éviter une reconnaissance tacite de l'annexion".

Des bonnes soeurs remplacées par des fonctionnaires de la Sécu...

Le dernier épisode date de quelques semaines. Depuis cent quinze ans, les soeurs de Saint-Vincent-de-Paul d'Olivenza s'occupaient d'oeuvres sociales. Au fil des ans, les nonnes avaient obtenu une sorte de concession de service public qui leur permettait d'administrer les services locaux de sécurité sociale. Or ces soeurs étaient rattachées depuis toujours à une fédération de congrégations portugaises appelée Union de la Miséricorde. Ces liens séculaires ont été formellement rompus le 11 juillet 2001 et les bonnes soeurs remplacées par des fonctionnaires de la Sécu espagnole. Sans autre forme de procès.

Pour les Portugais, les jeux sont faits. Certes, il y a ces quelques kilomètres de frontière en pointillé sur les cartes portugaises, pour ne pas oublier. Il y a aussi cette nostalgie si portugaise pour ces "femmes d'Olivença", qui sont à la fois "filles d'Espagne et petites-filles du Portugal". Et un peu d'ironie grinçante, tout de même, lorsque le "Diário de Notícias", pour évaluer l'étendue de ces terres perdues, précise qu'elles ont "125 fois grandes comme Gibraltar", cette autre enclave, britannique cette fois, revendiquée depuis des lustres par Madrid.

http://www.courrierinternational.com/numeros/578/29112001_etranger.asp?TYPE=une%0D%0D